MOLLARD Baptiste

Fonctions / Titles

Doctorant en sciences politiques sous la direction d’Emmanuel Blanchard et Jacques de Maillard, CESDIP.

Coordonnées / Coordinates

Domaines de recherche / Fiel of research

  • Politiques d’immigration/émigration
  • Sociologie de l’action publique (coloniale et postcoloniale)
  • Études coloniales et postcoloniales; étude des décolonisations
  • Sociohistoire de la formation de l’État en contexte colonial.

Formations / Academic training

  • 2017-2019 : Doctorat contractuel
  • 2015-2019 : Apprentissage de la langue arabe classique et dialectale maghrébine
  • 2014-2015 : Master 2 recherche à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble « Sciences de Gouvernement Comparées ».
  • 2014 : Séminaire d’été à la Cairo University, « Transformations and Challenges in the Wake of the Arab Revolution », avec le Center for Middle Eastern and North African Politics (Berlin), la German Jordanian University (Amman) et la Sciences University (Benghazi).

Objet de la thèse / Object of the dissertation

L’encadrement administratif de l’émigration à l’Indépendance en Algérie : sentiers de dépendance, ajustements et réinvestissement de dispositifs d’action publique coloniaux (1955-1974)

La gestion et l’encadrement de l’émigration des travailleurs algériens ont fait l’objet à partir de l’insurrection de novembre 1954 d’un investissement administratif sans précédent dans l’histoire de l’action publique coloniale et impériale en Algérie. Plusieurs projets de sélection sociale de l’émigration sont ébauchés, présentés comme étant à la pointe du progrès social (ou de la contre insurrection) en Algérie française. Il n’y a pourtant que très rarement eu de contrôles autres que policiers et militaires sur les émigrés pendant ces années de guerre. À partir de l’Indépendance, ces dispositifs d’encadrement ont été repris en les nationalisant par l’élite politique et administrative du nouvel État algérien, dans l’espace de manœuvre souvent étroit laissé par la coopération avec l’État français. Considérant cette transition non-linéaire d’une émigration coloniale à une émigration encadrée par l’État algérien, l’étude de la séquence entre 1955 et 1974, depuis la genèse de ces projets d’encadrement jusqu’à la suspension officielle de l’émigration vers l’Europe par le président Houari Boumediène, permet de rattacher le phénomène aux processus de formation d’un État algérien.

 

Communications

Séminaires / Seminars

  •  « L’usage réflexif de l’archive contre les périodisations établies. Présentation de réflexions méthodologiques », atelier de doctorants du CESIP/Printemps, mai 2018.
  • « Administrer l’émigration des travailleurs algériens: genèse coloniale, réappropriation nationale (1955-1973) », atelier de doctorants de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain, mars 2018.