Entrées en prison et durées de détention. La diversité pénitentiaire en Europe

par Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY, Marcelo F. AEBI, Natalia STADNIC – mars 2007

 

Parmi les diverses sources de données chiffrées en matière pénale, les statistiques pénitentiaires sont celles qui donnent lieu le plus régulièrement à des comparaisons européennes. Les taux de population carcérale (voir définitions) sont en général considérés comme un indicateur moins sensible que d’autres aux particularités juridiques et institutionnelles. Établis annuellement dans le cadre d’une enquête menée sous l’égide du Conseil de l’Europe, ils conduisent à un classement des pays relativement stable dans le temps.

Les pays scandinaves présentent les taux les plus bas, entre 40 pour 100 000 habitants pour l’Islande et 78 pour la Suède ; les taux les plus élevés sont observés dans des pays ayant fait partie de l’ex-URSS, jusqu’à 577 pour la Fédération de Russie.

Les pays d’Europe de l’Est anciennement sous domination soviétique ont également des taux élevés.

Les pays d’Europe de l’Ouest sont plutôt globalement entre ces deux situations mais présentent des différences significatives : la Belgique connaît un taux de population carcérale de 90 pour 100 000 tandis que les Pays-Bas se situent à 134 et l’Angleterre et Pays de Galles à 143 pour 100 000.

Ce bref résumé des résultats qu’une représentation cartographique peut accentuer ne doit pas occulter le cas de pays présentant un taux relativement faible en dehors des pays scandinaves comme la Suisse (82), la Slovénie (57) ou même la Grèce (87).

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